Des règnes éphémères : 4 rois en 10 ans
Il accepte, ce qui est rarissime dans l’histoire des rois, de partager le pouvoir avec son frère Carloman : il gouverne la Neustrie et l’Austrasie, et laisse à son frère la Bourgogne, l’Aquitaine et la Septimanie (Narbonne, Carcassonne, Béziers et Nîmes).
Jeune et inexpérimenté, il laisse ses conseillers et le comte de Paris Eudes, fils de Robert-le-Fort, gouverner à sa place. Il meurt à son tour en 884 d’une blessure de chasse, sans aucune descendance. Son demi frère Charles-le-Simple n’ayant que 5 ans, les grands du royaume proposent la couronne à Charles-le-Gros, déjà roi d’Allemagne et d’Italie : il est l'oncle des 2 précédents rois (voir l'arbre généalogique des carolingiens).
Grâce à la régence accordée par les grands du royaume, il contrôle quasiment le même territoire que son arrière grand-père Charlemagne.
Il y aura donc eu 4 rois en 10 ans ! (voir l'arbre généalogique ... pour mieux se repérer). Un 1er roi non carolingien : Eudes (888 - 898) Après les règnes éphémères et peu énergiques de LouisII-le-Bègue puis de ses fils Louis III et Carloman puis de son cousin Charles-le-Gros déposé en 887, il fallait un homme fort capable de juguler l'anarchie ambiante : Eudes, comte de Paris, d'Anjou et de Touraine sera ainsi élu roi en 888, remettant en cause le principe d'hérédité du trône. Il est donc désigné roi de France au détriment de Charles-le-Simple, dernier héritier carolingien. Il est fils de l’illustre Robert-le-Fort, qui a défendu le royaume contre les vikings en 853 : ce dernier est à l'origine de la lignée des Robertiens, et il est l'arrière grand-père d'Hugues Capet qui donnera son nom à la dynastie des Capétiens.
Charles-le-Simple (898 – 923) Il devient enfin roi de France après que le trône lui ait été refusé à deux reprises :
Son qualificatif signifie « loyal » et non pas « sot », mais il ne fait pas preuve d'une capacité politique remarquable… Il est impuissant face aux seigneuries féodales qui se renforcent à l’abris de leurs châteaux-forts et il leur accorde des concessions qui les renforcent davantage.
La prise de contrôle par les robertiens
C'est Raoul, duc de Bourgogne et gendre de Robert Ier, qui est élu roi en 923.
Louis V meurt à son tour seulement 15 mois après être monté sur le trône d’une chute de cheval lors d’une partie de chasse. Il n’a pas d’héritier et le dernier carolingien, son oncle Charles, duc de Basse-Lorraine, est détesté de tous les nobles, qui lui préfèrent Hugues Capet, fils de Hughes-le-Grand. Hugues Capet se fait ainsi élire roi en 987, mettant fin à la dynastie des carolingiens et inaugurant pour 8 siècles celle des capétiens. Comme les Pippinides avaient progressivement pris le pouvoir aux mérovingiens, les robertiens auront fait de même aux carolingiens.
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dimanche 20 avril 2008
LES VIKINGS ET LES CAROLINGIENS
LES VIKINGS ET LA FRANCE DU MOYEN-AGE.
| | Les Vikings et la France féodale de Charles-le-Chauve (843 - 877) |
| Accueil > Les Carolingiens > Les Vikings et la France féodale |
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Un règne difficile pour Charles-le-Chauve
Le péril viking
Des guerriers et pirates redoutables : depuis leur base scandinave, les vikings ("hommes du nord") multiplient les raids le long des côtes d'Europe depuis la fin du VIIIe avec leurs fameux drakkars. Les vikings sont motivés pour partir en quêtes de meilleurs territoires et de richesses car le leur est hostile, froid, couvert de landes, de bois et de montagnes et ces terres sont difficiles à cultiver.
La puissance de l'empire carolingien les avait initialement incité à éviter le royaume et à concentrer leurs incursions et pillages en Angleterre à partir de 780 puis en Ecosse et Irlande. Au début du IXe, ils mènent également des incursions en Allemagne et aux Pays Bas.
La faiblesse de la Francia Occidentalis de Charles-le-Chauve les incitent à mener dès le IXe leurs raids sur les côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique du royaume carolingien :
- en 843, une centaine de drakkars attaquent et pillent Nantes : l'évêque de Nantes sera tué dans sa cathédrale avec de nombreux fidèles,
- en 845 : plus d’une centaine de drakkars remontent la Seine et pillent Paris en brûlant les monastères et les églises. L’armée royale de Charles-le-Chauve, désemparée, s’enfuie. Les vikings quittent la ville contre un tribu de 7000 livres d’argent,
- en 852 : une centaine de drakkars s’installe en bord de Seine à Jeufosse, à mis chemin entre Rouen et Paris : ils pillent la vallée et incendient à Tours le Sanctuaire de Saint Martin, le plus populaire de Gaule. Charles-le-Chauve, aidé pourtant de son frère Lothaire, n’ose pas intervenir,
- en 856 : Paris est à nouveau attaquée : ils menacent de tout brûler si on ne leur verse pas une forte somme d’argent : Charles le Chauve s’exécute,
- ils récidivent en 858 et en 861.
| En savoir plus sur les explorations vikings en Islande, au Groenland ... et en Amérique 500 ans avant Christophe Colomb ! | ![]() |
| Les drakkars : (=landskip en langue normande) | ||||||
| Ces fameux bateaux, qui accueillaient environs 30 rameurs et pouvaient transporter de 50 à 70 guerrier, avaient les caractéristiques suivantes :
Les drakkars pouvaient filer à 5 noeuds à la rame et sous conditions favorables, ils pouvaient faire des pointes à 9 noeuds (Orange II a depuis fait le tour du monde à 40 noeuds en moyenne !).
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L'aristocratie étend son pouvoir : naissance de la féodalité
Les grands du royaume profitent des troubles provoqués par les normands pour reprendre leur indépendance ou bénéficier de nouvelles terres :
- Pour avoir vaillamment participé à la défense de Tours contre les normands en 853, le roi concède l'Anjou en 864 à Robert-le-Fort. Il sera l'ancêtre des robertiens, qui donnera naissance à la future dynastie des capétiens (voir leur arbre généalogique).
- Le comte de Flandre reprend son indépendance vers 880, suivi du Duc de Bourgogne.
| Impuissant face à cette insubordination, Charles-le-Chauve publie à l'occasion d'une assemblée générale à Quiercy-sur-Oise en 877 un capitulaire reconnaissant le principe d'hérédité des charges et des bénéfices : c'est une immense victoire de l'aristocratie car auparavant, le roi distribuait ses comtés à ses bons vassaux et les reprenait aux moins méritants. Le roi Charles-le-Chauve meurt en 877 après avoir tenté, suite à une demande du Pape, d'arrêter les sarrasins en Italie du Sud. | ![]() |
Sa mort va encore affaiblir le pouvoir royal des carolingiens : son seul fils survivant Louis II-le-Bègue lui succède : mais aucun successeur ne pourra se passer de l'appui des grands seigneurs que Charlemagne était parvenu à contrôler et ces derniers en profitent pour :
- étendre leur pouvoir : fabrication de monnaie, levée des impôts, justice, ...
- assurer la défense que la royauté est incapable d'assurer, en constituant des armées et en construisant des châteaux-fort.
La fin du IXe est donc marquée par la constitution de grandes principautés : le pouvoir du roi est amoindrit et cela contribuera à l'initialisation de la féodalité.
LES RUNES, THOR et ODIN
Algiz La Protection | ![]() Ansuz Les Présages | ![]() Berkana La Croissance | ![]() Dagaz La Percée | ![]() Ehwaz Le Mouvement | |
![]() Eihwaz La Défense | ![]() Fehu Les Possessions | ![]() Gebo L'Association | ![]() Hagalaz La Rupture | ![]() Inguz La Fertilité | |
![]() Isa L'Immobilisation | ![]() Jera La Moisson | ![]() Kano L'Ouverture | ![]() Laguz Le Courant | ![]() Mannaz Le Soi | |
![]() Nauthiz La Contrainte | ![]() Othila La Séparation | ![]() Perth L'Initiation | ![]() Raido La Communication | ![]() Sowelu La Plénitude | |
![]() Thurisaz Le Seuil | ![]() Teiwaz Le Guerrier | ![]() Uruz La Force | ![]() Wunjo La Joie | ![]() Odin L'Inconnaissable |
L'ART DES VIKINGS,FREYJA,THOR,GOTLAND,MYTHOLOGIE.
Le mode de vie viking, avec ses habitations en terre battue, enfumées et exigües, semble peu propice à l’accumulation d’objets d’art. Pourtant, les peuples nordiques encourageaient leurs artisans à transformer des outils de la vie quotidienne ou les objets et l’or récoltés lors des pillages en véritables œuvres d’art. Cette passion du beau se retrouve dans leur mythologie :
Freyja, déesse de l’amour, désirait ardemment le collier merveilleux Brisingamen ; les créateurs du bijou, quatre nains maîtres-joailliers, n’allaient le lui céder que si elle couchait avec chacun d’entre eux. La déesse accepta sans hésiter.
Outre la poésie, la créativité viking s’exprimait dans ce qui allait devenir les arts décoratifs. Les gens utilisaient les richesses du commerce mais aussi des pillages pour acheter des objets à la fois beaux et pratiques, pas forcément pour l’amour de l’art. Les créateurs eux-mêmes étaient presque toujours des artisans anonymes, employés par les rois ou les nobles.
En dépit de la vieille tradition de sculpture sur pierre de l’île de Gotland, dans la Baltique, il fallut attendre le milieu du Xème siècle pour que cette pratique se développa ailleurs ; peut-être au contact des monuments chrétiens, dans d’autres régions d’Europe.
Les œuvres ciselées dans le métal, pour lesquelles il y avait une vieille tradition artistique en Scandinavie, sont les plus nombreuses. Seule une petite partie de leurs œuvres était en terre cuite, les Vikings préférant boire et manger dans de la vaisselle plus solide, en bois ou en stéatite. Dès le IIème millénaire avant J.C., les artisans nordiques étaient les meilleurs bronziers d’Europe, même s’il leur fallait importer une bonne partie du cuivre et de l’étain nécessaire à leurs alliages. Ils créaient par exemple des trompes de cérémonie courbes qui s’élevaient, comme des liserons, jusqu’à 1,5 mètres au-dessus de la bouche du musicien.
A l’époque viking, on travaillait d’innombrables objets en métal : broches et épingles pour attacher les vêtements (fibules), colliers, brassards et bracelets, porte-bonheur et amulettes (marteau de Thor), coffrets, parfois doublés d’ivoire de morse à l’intérieur, décorations pour colliers de chevaux et harnais, plaques métalliques pour orner une proue – et bien sûr, armes.
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| Agrafe en forme d'oiseau (Xè s.) | Marteau de Thor. | Marteau de Thor. | Fibule. |
Le goût viking voulait des décorations fortes et marquantes, avec beaucoup d’entrelacs. Durant toute cette période, les principaux motifs s’inspirèrent de la nature. L’artiste stylisait souvent un animal jusqu’à l’abstraction ; des végétaux firent leur apparition à partir du milieu du Xème siècle. Les représentations humaines étaient relativement rares, et on les traitait en général d’une manière semi-naturaliste qui contrastait avec les représentations très libres des oiseaux et autres animaux.
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| Tête viking (Xè s.) |
Les historiens spécialisés en la matière relèvent six périodes différentes dans l’art viking au cours desquels de petits changements subtils ont été employé, correspondant la plupart du temps à une inspiration d’origine étrangère.
| 1. | Le style le plus ancien, celui par exemple du harnais retrouvé dans une tombe de Broa sur l’île de Gotland, fut le premier en Scandinavie à utiliser le motif de l’animal tenant dans ses pattes les autres éléments de la décoration. Il est aussi appelé style d’Oseberg et pourrait couvrir la période allant de 750 à 875 de notre ère. |
| 2. | Les deux périodes suivantes de Borre et Jelling, quasimment contemporaines, connurent leur apogée du milieu du IXème à la fin du Xème siècle. Elles montraient des créatures « enrubannées » dont les corps s’entrelaçaient de manière serpentine ; certaines œuvres de Borre intègrent aussi des maillons de chaîne qui évoquent ceux de nos montres-bracelets métalliques. Le célèbre navire funéraire de Gokstad fournit de bons exemples de ce style. Le style de Borre couvrirait la période de 875 à 925 environ. |
| 3. | Le style de Jelling, mentionné ci-dessus, marquerait la période allant de 925 à 950. |
| 4. | Vers le milieu du Xème siècle, les motifs de Jelling évoluèrent et le style de Mammen fit son apparition (950 à 975). Il tire son nom du site de Mammen, dans le Jutland, où fut trouvée une hache portant des décorations typiques de cette période. Les animaux sont représentés plus explicitement, mais restent tordus de manière étrange. De plus, des motifs végétaux apparaissent, souvent sous forme de boucles. On range dans cette catégorie des chefs-d’œuvre comme le coffret de Bamberg et le serpent lové autour d’un fauve sur la dalle funéraire de Harald Dent-Bleue, à Jelling. |
| 5. | Les motifs végétaux prirent encore plus d’importance pendant la période dite de Ringerike, qui succéda à Mammen au début du XIème siècle (voire 975 à 1025 environ). Pendant ce temps, le calquage folié est devenu une caractéristique récurrente. |
| 6. | Cette tendance à intégrer définitivement la végétation connut son apogée dans le style d’URNES (après 1025), qui doit son nom à l’église d’Urnes en Norvège. Les motifs complexes d’animaux et de plantes entrelacés sur les panneaux de bois des murs d’église du XIème siècle, rappellent les œuvres de certains artistes britanniques du XIXème siècle. |
Malgré ces évolutions, c’est l’unité artistique qui reste la plus surprenante dans les œuvres de l’ère viking.
Au XIIème siècle, la Scandinavie fraîchement convertie au catholicisme adopta le style roman des pays du Sud et s’apprêtait à suivre les principaux courants artistiques européens.
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| Pendentif. | Pendentif (XIè s.) | Couple s'enlaçant. | Walkyrie (Xè s.) |
lundi 26 novembre 2007
Le VIKING, ERIC LE ROUGE ou ERIC LE ROUX
En 978, Snaebjörn Galti tente de rejoindre ces "Rochers". C'est un échec, qui est relaté par le Landnamabok. Vers 980, Erik le Rouge (ou le Roux), banni d'Islande à la suite d'une affaire criminelle, se met à son tour en quête des mystérieux îlots. Ayant atteint le Groenland (le "pays vert"), il passe trois hivers à explorer les fjords du sud-ouest. Il retourne en Islande pour chercher des hommes tentés par la colonisation de ces nouvelles terres. Vers 985-986, Eric repart à la tête d'une flotte de 25 navires sur lesquels embarquent 800 personnes, toutes islandaises, et de nombreuses têtes de bétail en vue d'une installation définitive. La traversée est rude et seulement 14 vaisseaux arriveront à bon port.
Au bout de quelques temps, les vikings ne tiennent pas en place et partent encore une fois explorer plus loin, toujours plus loin... 6 voyages auront lieu vers une nouvelle terre, les vikings au cours de ces 6 voyages avaient découvert sans le savoir un nouveau continent : l'Amérique !
vendredi 16 novembre 2007
LE CREPUSCULE DES DIEUX
LES DIEUX SONT IMMORTELS.
Voici un de leur message, au travers des vikings et des peuples scandinaves.















































